Qu’on arrête de nous seriner la triste perte d’inspiration de Weezer depuis la sortie de « Pinkerton » ! C’est acquis, on le sait, et c’est même une certitude : les maîtres de la power-pop 90’s n’atteindront plus jamais l’intensité mélodique des compos proposées sur l’album bleu ni l’aspect sublimement obscur de son successeur. Lucide, et très second degré, le très prolifique Rivers Cuomo (3 albums en 3 ans !) a décidé de laisser son inspiration couler et il serait malvenu de s’en plaindre ; car si quelques morceaux sont dispensables, la plupart sont toujours aussi jouissifs ! La récente signature sur Epitath reflète de plus à merveille cette éthique stakhanoviste aux relents punks du groupe californien. « Hurley », leur 8ème long playing paru album à ce jour, n’est sûrement pas le meilleur de Weezer ; mais des morceaux comme « Rulling Me » ou « Run Away » ne pourront que réjouir les fans de « Buddy Holly » ou encore de « Half-Pipe ». Pourvu qu’ils négligent l’indigeste (recherché et parodié ?) « Where’s My Sex ? ». Mais honnêtement, on ne vous demande pas de décrocher la lune…
La pochette est très évocatrice : le sourire de José Garcia, aka ‘Hurley’, le héros bien portant de la série ‘Lost’, nous invite à profiter sans retenue de la musique fun et sans prétention d’un groupe culte continuant de diviser la blogosphère… Et ce n’est pas la participation aux chœurs du casting de ‘Jackass 3D’, sur le single « Memories », qui risque d’arranger la situation !

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