Marcos Ortega, alias Lorn. Hormis le fait qu’il soit originaire de l’Illinois, difficile de choper des infos sur l’homme derrière ces quatre lettres. Ce qui n’est pas vraiment d’une importance capitale lorsque l’on écoute « Nothing Else », un disque à la fois sombre, direct et énigmatique. Premier artiste émanant d’une ville autre que L.A. à être publié sur Brainfeeder, le label d’un certain Flying Lotus, Lorn suit les traces de son mentor en proposant un Dubstep agité, plus riche, plus étoffé, plus original que celui de la plupart de ses contemporains. On pourrait même parler de ‘Deepstep’ tant les morceaux de Lorn ne se contentent jamais du minimum syndical, ce desespérant minimum qui étaye les soirées pseudo-‘dubstep’. « Nothing Else » mise tout sur son atmosphère pesante, ses breaks envoyés tel un poing dans la tronche et ses beats électroniques qui semblent avoir été créés dans l’obscurité la plus totale. « Nothing Else », masterisé par Clark, fera bander les fans de Flying Lotus, The Glitch Mob, DJ/rupture ou Hudson Mohawke. En un peu plus de 30 minutes, Lorn largue une pure bombe. Rien d’autre.

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