« Ivory Tower » est bien plus qu’un simple album. La septième œuvre de Gonzales est en fait la supposée bande-son du long métrage éponyme d’Adam Traynor (Puppetmastaz), mettant en scène le musicien et ses proches amis Feist, Peaches et Tiga. ‘Supposée’ car enregistrée bien avant le tournage du film. Produit par Boys Noize, « Ivory Tower » met à nouveau en exergue le talent indéniable du Canadien au piano. D’ailleurs, qui ne se souvient pas du gracieux « Solo Piano » publié en 2004 ? Sauf qu’ici, il ne s’agit pas de jolies compositions épurées mais d’une œuvre pop aux accents très électroniques.
Mais que ceux qui s’attendent à des beats pompiers en lisant le nom du producteur du nouveau projet de Gonzales soient prévenus. « Ivory Tower » évolue à des années-lumière des productions habituelles de Boys Noize, même si sa patte est des plus évidentes sur certains morceaux (« Smothered Mate », « Never Stop »). Jason ‘Chilly Gonzales’ Beck, entré l’an dernier dans le livre des records, après avoir accordé un concert marathon de 27 heures, propose ici un disque en dents de scie, dont seule une bonne moitié conserve une certaine raison d’être, en dehors du long-métrage (« Knight Moves », « Smothered Mate », « I Am Europe », « Never Stop » et « You Can Dance »).

Nederlands
Français 
