Une trompette entrouvre le rideau léger de cet album, comme un rayon de soleil levant sur une belle journée. « The bright days have come ». S'envolent gaiement les notes vers des cieux cléments. Sentiment de plénitude. Tiens, qu'il est joli ce petit oiseau. Me suis égaré. Me re-concentrer. « Run to hide », deuxième titre. Valse à trois temps. Virevoltent les papillons dans l'air. Un petit air de folklore slave mêlé de diverses influences pop. Je suis des yeux un cortège de fourmis rouges vers leur nid. Une clarinette couine au dessus de ma tête (« The things I gave »), telle une chaîne de bicyclette mal huilée. Je grince des dents, préfère étudier la vie de ces hyménoptères. Le disque continue de tourner, les insectes à s'activer, et moi, étrangement, je m'intéresse plus à ces derniers. La colonie repart. S'arrête. Trouve un cube granuleux blanc et s'y attaque tandis qu'un gros bourdon nous survole, et qu'une multitude de mouches, pattes dessus, pattes dessous entame un tango d'opérette sirupeuse (« Zucker serenade »)...
The Great Bertholinis est un collectif métissé aux consonances hongroises, basé en Allemagne. Les fourmis sont des insectes sociaux au comportement complexe. Et moi un chroniqueur qui s'est égaré...
Vraiment, le folklore n'est plus celui qu'hongrois.

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