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I smell smoke

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Quel chemin parcouru depuis la sortie de son premier album, "From the inside out" ! Une autoproduction parue en 1997. Michael est alors repéré par Bruce Iglauer, réputé pour son flair, qui le signe pour Alligator. Dans la foulée, un premier album sort en 2001 : "Make it rain". " I smell smoke " constitue son tout dernier opus. Mr Burks pose encore sur la pochette, armé de sa redoutable Gibson Flying V. S’appuyant sur Steve Potts aux drums et David Smith à la basse, la section rythmique est bien soudée et solide. Mais les autres musiciens sont aussi performants. En l’occurrence Vasti Jackson à la rythmique et Ernest Williamson aux claviers.

L’album s’ouvre par "All your afffection is gone". Les accents de la guitare de Michael sont à la fois métalliques et mélodiques. Sa voix est claire et purement soul. A sein de ce blues très urbain, clairement électrique, de nombreuses notes largement amplifiées s’échappent, pour notre plus grand plaisir. Michael est encore un jeune bluesman. Né en 1957, à Milwaukee, ses racines familiales procèdent de Camden, en Arkansas, où il allait d’ailleurs émigrer par la suite. L’impression laissée par le morceau d’ouverture est encore renforcée par le puissant et ravageur "One more chance". Les notes bien maîtrisées de la guitare remplissent tous les espaces libres et flirtent constamment avec la sur-amplification. On ressent facilement le rôle joué par Jim Gaines à la production, une fonction qu’il partage cependant avec Bruce Iglauer. J’aime beaucoup la plage titulaire" très soul, R&B, "I smell smoke. Assez proche d’"I’ll play the blues for you", sa ligne mélodique est convaincante. Albert King n’est pas loin. Sa guitare est néanmoins bien plus saignante ; mais l’orgue de Williamson est pour beaucoup dans la réussite de ce titre. La voix de Michael rayonne sur "Time I came in cut of the rain". Au cours de cet exercice du blues lent, les cordes vocales dégagent une puissance naturelle surprenante. L’émotion est au rendez-vous, car l’homme a du feeling à revendre. "Hard love" est un blues rocker. Toujours aussi percutant, Burks concède des notes acérées pouvant parfois rappeler un Son Seals des meilleurs jours. Il manifeste, en outre, un évident savoir-faire pour contrôler toutes les phrases qu’il produit. "Miss mercy" est issu de sa plume. Encore un titre très électrique. La section rythmique assure le riff de base, pendant que l’ami Billy Gibson souffle dans l’harmonica. Burks reprend le "Let the door knob hit you" de Latimore. Une plage soul, mais qui, pour une composition qui vient de chez Malaco, consomme une forte dose de guitare. L’homme prend ensuite un peu de recul. Il invite ses musiciens à conserver un niveau sonore réservé. Il se fait poignant pour chanter "Lie to me". La voix se détache avec aisance de son environnement sonore, tout au long de ce R&B lent. Du grand art ! Williamson se réserve l’introduction tempérée de "Willing to crawl". Un des meilleurs moments de l’album. Le solo est parfaitement construit, mais très (southern) rock. Superbe ! Des sonorités inhabituelles chez les artistes de ce label. ; mais qui caractérisent bien le style de Burks. Michael se calme pour interpréter son "I hope he’s worth my pain", en empruntant une expression sonore proche du titre maître. Burks remet une bonne dose de vibrations rock pour aborder "Good man bad thing". Une plage aux accents southern rock, mais dont l’exécution ne peut être opérée que par cette voix noire d’exception. "Snake eggs" est une conclusion très "downhome" blues à cet opus qui porte bien son nom. Elle se limite à Michael aux vocaux, sa guitare, et l’excellent Billy Gibsont à l’harmonica. Elle aurait pu se révéler une belle tranche de Delta blues ; mais la Flying V reste bien branchée à l’ampli. Mr Burks demeure incontestablement un bluesman fort intéressant…

 

Informations supplémentaires

  • Band Name: Michael Burks
  • Genre: Blues/Roots
  • Label Prod: Alligator/Munich
  • Date: 2003-12-31
  • Rating: 0
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