La clef de TOPS git 6 pieds sous terre…

TOPS sortira son nouvel elpee, "Bury the Key", ce 22 août. Le quatuor propose une musique intemporelle qui allie profondeur et immédiateté. Il s’agit de son premier album complet depuis 2020, un opus qui explore des tons plus sombres tout en restant maîtres…

Winter adults only ?

Winter, une artiste issue de la nouvelle génération de shoegaze, a annoncé la sortie de…

logo_musiczine

La Divine Comédie de Lora Gabriel

Lora Gabriel a trouvé sa voie en oscillant constamment entre les polarités pour mieux les réconcilier. Cette quête débute dès son enfance, lorsqu'un professeur de flûte traversière, au conservatoire, lui propose de chanter les notes qu'elle joue. Son premier…

Langues

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Nos partenaires

Dernier concert - festival

Kim Deal - De Roma
Janez Detd. - De Casino

Twist-O-Lettz

Écrit par - -

Harmoniciste californien (NDR : issu de Los Angeles, très exactement), John ‘Juke’ Logan a fondé le label Mocombo en 1998, afin de le consacrer au ‘Custom blues’. Cependant, après douze années d’existence, on ne peut pas dire que les publications soient abondantes. Il y a bien eu une collection parue en 2000, intitulée "Custom blues for you sampler", à laquelle ont participé Logan et les Delgado Brothers, un album concocté en duo par Logan et Doug McLeod en 1999 ("Live as it gets") et trois elpees personnels de Juke, "The chill", sorti à l'origine en 1995 et réédité en 2007, qui avait bénéficié du concours de David Hidalgo, Junior Watson et Denny Freeman, "The truth will rock you" en 2005, enregistré au Texas en compagnie de Gary Primich, les Leroi Brothers et Johnny Moeller, ainsi que "Juke rhythm" en 2002, impliquant Kid Ramos, Davis Hidalgo et Primich.

Rick Holmstrom est un des meilleurs gratteurs californiens. Il s’est forgé une notoriété dans l’ombre des meilleurs harmonicistes : William Clarke, Rod Piazza (et ses Mighty Flyers), Billy Boy Arnold et Johnny Dyer. Stephen Hodges est un batteur très réputé sur cette scène locale. Il a joué pour Charlie Musselwhite et James Harman mais aussi en compagnie de Tom Waits et John Hammond. Ces trois musiciens ont donc décidé de se réunir pour enregistrer ce « Twist-O-Lettz », dans un style qu’ils ont qualifié de neo roots blues. Ils se sont enfermés au sein des studios Pacifica, sous la houlette de Glenn ‘Senior Sol’ Nishida, afin d’explorer en ‘live’ le son des jungles urbaines de la planète X. 

La mise en bouche est impressionnante. Une cover pas possible d’une compo remontant à 1962, "The land of a thousand dances". Un morceau signé Chris Kenner, un chanteur de R&B de couleur noire issu de la Nouvelle Orléans et disparu depuis plus de trente ans. L’atmosphère qui baigne tout au long de cette plage est mystérieuse, terrifiante. Pétrifiante, la voix de Logan semble émaner de l'au-delà. Des sons puissants sont synthétisés par les cordes de Holmstrom. Le rythme devient hypnotique. Une forme de transe s’installe. Ce blues traduit un mal de vivre manifeste ; mais son originalité n’est jamais prise en défaut. Ce style, Rick avait commencé à nous en donner un large aperçu tout au long d’"Hydraulic groove", un elpee gravé en 2002. Que la vie doit être difficile et dangereuse sur cette planète. Il chante "If I should die", un boogie infernal. Logan empoigne son harmo. Tel un carnassier jamais rassasié, il souffle nerveusement, fiévreusement, dans son instrument. Démoniaque ! Les percussions et la rythmique des cordes sont découpées au rasoir. De la pure défonce. Blues rocker assez court mais très efficace, "Be home soon" va droit au but. "Lone wolf" est également propice à l’envoûtement. Le reflet d’un vécu difficile du loup solitaire. Logan chante et souffle rageusement. Au bord de la démence, les cordes se mettent à hurler. Régulièrement, le trio met le cap vers la Louisiane et le Texas, à l’instar de Fabulous Thunderbirds postmodernes. Et "Let's rock & roll, imprimé sur un tempo implacable, "Waitin' too long" ainsi que la reprise extraordinaire du "Turn yer' damper down" de Jerry McCain (en hommage à Gary Primich) en sont les plus belles illustrations. Des compos au cours desquelles le trio ne peut tenir en place. John, Rick et Stephen ont la classe. "Jukestaposition" et un morceau puissant, direct et remarquable. Il y a bien longtemps que je n’avais plus entendu un instrumental aussi convaincant. Enorme!!!  "I'd like to see" nous entraîne dans les bayous. "Come along" s’ouvre dans la douceur mélodique avant de virer en boogie infernal et dévastateur. Rocker puissant et sans fioriture, "We got to rock" est sculpté dans les cordes métalliques et réverbérées. Direction Chicago pour la reprise du "Wild about you" d'Elmore James. Le son est primaire, rustre, mais d’une efficacité à couper le souffle. Blafard, lugubre, "Look me in the eye" opère un dernier détour dans les swamps, avant de nous plonger dans la torpeur du titre final, "Way of action", le chaos de la planète X. "Twist-O-Lettzse" constitue manifestement un des meilleurs albums de l’année dernière. Et pourtant, il vient de nous parvenir début 2011. N’empêche, ce disque est vraiment impressionnant.

Informations supplémentaires

Lu 1179 fois