Shugo Tokumaru est un véritable orfèvre de la pop. Jusqu’ici ses travaux étaient restés assez confidentiels. Une erreur que le label Souterrain Transmissions propose de réparer en délivrant « Port Entropy », le quatrième labeur du Japonais. Et il prouve une fois encore qu’il a absolument tout compris lorsqu’il s’agit de créer la chanson indie-pop immédiate et irréprochable. Légères, pastorales, raffinées, chacune des 12 comptines de ce nouvel LP inspire une surenchère d’épithètes louangeuses.
Tokumaru, souvent comparé à Sufjan Stevens, propose un disque qui mérite d’autant plus le respect qu’entièrement concocté à la sauce DYI (do it yourself). Le travail de production à lui seul démontre toute l’étendue du talent du trentenaire. Outre « Malerina » et « Orange », deux morceaux gravitant au cœur d’univers opposés tout en se complétant naturellement, « Straw », « Drive-Thru », « Rum Tree » sont les moments forts d’un disque quasiment impeccable. A l’heure du retour des rayons de soleil, « Port Entropy » s’avère providentiel.
Ce 5 avril à la Rotonde du Botanique.

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