Tyvek serait-il un adepte du ‘grand n’importe quoi’ ? D’abord, il y a l’immonde pochette de son nouvel album (NDR : elle reproduit des personnages en plasticine). Puis son patronyme étrange (NDR : il se réfère à un matériau synthétique non-tissé fabriqué à partir de fibres de polyéthylène)... Et enfin ce son franchement brouillon, crade. Manifestement, ces Américains ne recherchent absolument pas la voie du succès et risquent d’ailleurs de ne jamais le rencontrer.
Mais ce type de groupe parfaitement rock n’roll procure des vibrations très positives. Dignes des Sonics ou des Black Lips leurs brûlots nous rentrent dedans sans crier gare. Issus de Detroit, Larry, Matt, Kevin, Heath et Damon Tyvek doivent probablement vénérer MC5 et les usines de GM d’où ils semblent avoir puisé la brutalité de leur musique et la ‘bad’ attitude. Malgré la production ‘live’ et un peu ‘cheap’, chère à la maison Siltbreeze (Times New Vikings), impossible de résister longtemps à l’énergie (nucléaire ?) dispensée par des titres comme « Building Burning » ou « Summer Things ». Les mélodies sont noyées sous des guitares fuzz et la rythmique endiablée. Le mélomane a parfois l’impression d’assister à une répète du groupe opérée dans leur garage (NDR : bien entendu !) ; moment privilégié au cours duquel on s’enfile des bières tout en balançant la tête comme au meilleur temps de The Fall... (NDR : sans trop renverser les consommations, quand même). Bref, un groupe qui n’en a rien à cirer des moyens de production, privilégiant l’intensité primaire de sa musique. ‘That’s Rock n’ Roll – Lo-fi & DIY!- Baby!’

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