Si "Brave new world" avait, à l'époque du grand retour de Bruce Dickinson, provoqué unanimement un sentiment de victoire au sein des fans purs et durs de la Vierge de fer, il n'en est pas de même aujourd'hui. Certes, on savait que la bande à Steve Harris allait devoir viser très haut pour donner un digne successeur à l'album de la reformation, mais on était loin de s'imaginer qu'il aurait fallu des écoutes répétées de ce "Dance of Death" pour en apprécier certaines plages. On n'ose évoquer le titre du très inégal "No prayer for the Dying", car le Maiden nouveau n'est pas aussi catastrophique, bien qu'il donne également l'impression d'avoir été enregistré sans motivation. Des titres trop longs comme la plage titulaire ou "No more lies" sont même dépourvus d'intensité, au point de devenir ennuyeux. Jamais nous n'aurions pensé qu'un jour on parlerait d'un album de Maiden en ces termes, mais de toute évidence "Dance of Death" ne marquera pas la carrière d'un des plus brillants groupes de heavy metal de ces deux dernières décennies. Heureusement, tout n'est pas négatif sur cette nouvelle livraison, et il subsiste quelques titres remarquables typiquement 'maidenesques', à l'instar de l'énorme "Paschendale" et ses superbes orchestrations, de l'épique "Montsegur" taillé pour la scène ou encore du très surprenant "Journeyman", titre acoustique fortement marqué par les influences progressives d'Harris n' co. Mais ce n'est pas suffisant pour Iron Maiden qui est au metal ce que la série télévisée "Le Prisonnier" - qui a donné son titre à un morceau de Number of the Beast - est à la culture british. Une référence absolue! On croise les doigts, et on espère mieux pour la prochaine fois.
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