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Duke est Londonien. Un musicien qui a milité, fin des années 80, chez les Orbs. Chanteur et guitariste, il joue également du saxophone. Il a sévi au sein d’Archie Bronson Outfit. Son premier elpee solo, "Holy week", est paru en 2005. Dans la foulée, il commet son second, "Emerald Palace", soutenu par son ami percussionniste Paul May. En 2009, il signe chez Fire Records, et publie un Ep intitulé "He was a warlock", suivi de l’album, "The sand that falls". Son univers sonore n’est pas toujours facile d’accès. Sa musique de racines trempe dans une forme d’ambient ; un peu comme si un bluesman d'avant-guerre enregistrait sur le chantier d'un immeuble moderne en construction. Mais elle est très personnelle, même si on y décèle des traces de blues et de jazz. Les spectres de Nick Cave, de Tom Waits, mais également de Captain Beefheart, y planent d’ailleurs constamment. Surtout les aspects expérimentaux. Lors des sessions d’enregistrement, on ne peut pas dire que les musiciens se bousculaient dans le studio. Duke se réserve l’essentiel du boulot : il chante, joue de la guitare, de la basse, des claviers et du saxophone. Un unique et véritable collaborateur : Neil May. Et un invité circonstanciel, le bassiste Neil May. C'est tout!

Le safari démarre par l'énigmatique "Jesus got a gun". Un blues dépouillé, curieux, mais non dénué de charme, caractérisé par le flux et le reflux des cordes acoustiques. Il reflète bien le mal de vivre de ce Jésus armé. Duke G titre toutes les ficelles de cet assemblage singulier. "God in my shoes" trempe dans la même atmosphère tourmentée du Delta. Le son des cordes est métallique. Duke chante. Il est relayé dans la voix par Talulah James, comme le blues d'un ‘songster’ colportant de hameau à hameau des nouvelles peu rassurantes. Les percussions de May sonnent le glas. Le saxophone marque le pas funéraire. Ce n’est pas la joie, mais la densité sonore de ce "Panther" est assez remarquable. Duke est à nouveau seul aux commandes pour développer l’éthéré "Gold watch", une plage qui évoque le Krautrock expérimental. Celui du début des 70s. Un mouvement dominé par les sonorités synthétiques des claviers. Des sonorités alors visionnaires que nous livraient Tangerine Dream, Klaus Schulze, Kraftwerk, Can ou encore Amon Düül. Bienvenue dans l’espace sidéral de notre citoyen britannique sur "Space Trucker Lady". Voyage spatial ou vision orientale ? "Summer gold" est une ballade folk qu’il chante d’une voix empreinte de douceur, presque à notre oreille, à la manière d'un Tom Waits qui se serait payé une cure de fraîcheur. Ce climat enveloppe également "Wine blood", une ballade dépouillée à l'extrême. Il revendique l'héritage de Charlie Mingus et d'Albert Ayler. C’est donc dans cet esprit qu’il aborde pudiquement "Gengis". Un morceau très électrique qu’il maîtrise parfaitement, en juxtaposant les sons, avant de virer dans le free jazz débridé, aventureux, lors de "Tapestry of Mars", au cours duquel il souffle dans son saxophone au gré de sa fantaisie. "Flames of gold" est une compo introspective, qu’il aborde à la manière d’un Nick Cave, plongé dans ses pensées les plus ténébreuses. On se demande quand même s’il n’est pas poursuivi par l’esprit de Jimi Hendrix, époque Band of Gypsies, sur "Rank Panache". Il dompte parfaitement "Taras Bulbous", un morceau réminiscent de la période la plus complexe et délirante de Soft Machine voire de Yes. Et il nous propose, en finale, une piste spatio-orientale de toute bonne facture, au cours de laquelle il est aux commandes d'un bulbul tarang. Génial!

Informations supplémentaires

  • Band Name: Duke Garwood
  • Genre: Blues/Roots
  • Label Prod: Fire / Konkurrent
  • Date: 2011-02-26
  • Rating: 4
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