Si Clan Edison a vu le jour le long de la Méditerranée, c’est certainement dans le sous-sol insalubre d’un bistrot suintant le whisky. Car apparemment, le trio a grandi en écoutant des groupes sudistes américains plutôt que des artistes de variété française.
Après sept années de dur labeur, Clan Edison, originaire de Nîmes, a donc décidé de publié son premier album. Autoproduit, il est découpé en neuf morceaux crépusculaires, hypnotiques, torturés et frénétiques. Sa musique ? Sombre, évidement. Le corbeau qui illustre le recto de la pochette en dit d’ailleurs long sur le climat au sein duquel baigne la musique de Clan Edison. Une forme de stoner qui rappelle tour à tour Sixteen Horsepower, Queens of The Stone Age voire le Noir Désir époque « Tostaky ». Le chant est puissant. Il est exprimé tantôt dans la langue de Molière (NDR : ce qui n’est peut-être pas leur choix le plus judicieux), tantôt dans celle de Shakespeare. Bienvenue dans le monde ténébreux de Clan Edison…

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