Quel dommage ! Imaginez une version lugubre des Beatles ! C'est un peu l'impression que laisse cet album des P.Y.S.P.Y.D. A première écoute, on apprécie le fond sonore qui rendait l'ensemble nostalgique ; et pour un instant, on est transporté dans le Liverpool des années soixante, lorsque les enregistrements n'étaient pas encore parfaits. Certes la comparaison et la critique sont plutôt faciles. Mais parfois, lorsqu'on est à court d'arguments, elles nous rendent bien service ! A la deuxième écoute, on trouve que les chansons commencent à se ressembler et qu'au-delà du brin de nostalgie qui nous avait envahis la première fois, il en ressort une fadeur sans précédent. Il faut attendre "Moon River", un très joli morceau interprété au piano, pour sortir de sa torpeur. Une plage qui me rappelle le calme de saloons dans les westerns, avant l'attaque des cow-boys ; un calme mêlé d'une douceur presque romantique. Celle des films muets quand Charlot déclarait sa flamme à Paulette Goddard, sa future femme, dans "Les Temps Modernes". A partir de cet instant, l'album commence à décoller. Légèrement, il faut le préciser. La suite nous réserve ainsi quelques accents électro sympathiques, avant de replonger dans un sinistre fonds d'orgue, qui ne suffit pas, pour autant, à vraiment nous inquiéter. "Individualized Shirts" n'est pas mauvais un mauvais elpee, mais il manque singulièrement de peps, même au bout de l'énième écoute…
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