Freddy Koella est originaire de Mulhouse, en France. Il est né en 1958, dans une famille très réceptive à la musique. Au cours des années 80, il milite chez Cookie Dingler, un groupe qui décroche alors un gros succès en publiant la chanson "Femme libérée". En 1990, il traverse l’Atlantique. Il s’installe à la Nouvelle Orléans d’abord, à Los Angeles ensuite. Il a alors l’opportunité de collaborer en compagnie de grosses pointures comme Bob Dylan, Zachary Richard, Willy Deville (avec lequel il tournera durant 12 ans) et même Carla Bruni Sarkozy !
Guitariste et violoniste, Freddy avait publié un premier opus, il y a déjà quelques années : "Minimal". "Undone", son second, est intégralement instrumental. Il a été enregistré en 2010, au Sunset Studio, à Los Angeles. Lors des sessions, il a reçu le concours du bassiste David Piltch et du drummer Jay Bellerose.
"Rio" ouvre l’elpee. Une plage intimiste et minimaliste au cours de laquelle Freddy caresse ses cordes parcimonieusement. Il s’insère d’abord prudemment dans le tempo imprimé par ses deux partenaires, puis il progresse, dissertant suivant son inspiration. Sa poésie visionnaire, champêtre, proche de la mélancolie, illumine "Calling you", une compo qu’il interprète seul à la gratte. Freddy reprend courageusement son chemin en "Walkin in G". Il est suivi par David et Jay. Le son est torturé. Nouvel interlude pastoral, "Covington" est profilé sur les cordes, face aux interventions pudiques à l’accordéon d'Alexandre Leauthaud. Telle une marche lente, accablante, "Elephant" marque ses pas au rythme des percussions. Et une forme d’extase semble enfin atteinte, lorsque l’artiste pince ses cordes pour en extraire de petits gémissements jouissifs. Ballade légère, aérienne, "Snow" observe les flocons de neige qui tournoient devant un soleil blafard. Koella n’accorde jamais à son blues, le temps de s'épanouir. Il en émane une tension qui filtre à travers la beauté désespérée de "Broken dream". Fermez les yeux. Laissez-vous envahir par les étranges vibrations produites par cette solution sonore sans artifice. Vous esquisserez un sourire, même s’il est lent à se dessiner, traduisant alors un véritable ravissement… Freddy aborde "J45", comme un vieux songster qui regarde couler les eaux tranquilles de la rivière Yazoo, sise quelque part entre Jackson et Greenwood. "Undone" referme cet opus. Et nous quittons alors son univers secret, sans en avoir trouvé la clef. Il l’a emportée avec lui. Mystérieux et beau à la fois !

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