Pigeon John est la nouvelle signature du label d’Hervé Slaters, General Elektriks. Pas un néophyte, ce rapper américain puisqu’il a notamment milité chez L.A. Symphony et Brainwash avant de se lancer dans une carrière solo. C’était au cours des 90’s. « Dragon Slayer » constitue son premier opus concocté à l’aide de véritables musiciens. Extrêmement doué, marginal, ce Californien me fait parfois penser à Buck 65, mais en plus accessible et plus pop. Son hip-hop ludique et sans prise de tête, il le pratique dans l’esprit de Jurassic5 en compagnie desquels, il se produisait d’ailleurs au début des nineties.
Sans trop le savoir, vous êtes probablement passés, à côté de son tube imparable « The Bomb », consacré à la dernière pub Volkswagen. Outre ces considérations mercantiles, l’artiste possède quand même d’autres cordes à son arc. Aussi bien à l’aise dans le hip-hop potache, fun et laidback à la Josh Martinez (« Buttersoft Seats », « Ben Vereen »), ironiquement West Coast (« So Gangsta ») que bouleversant et grave (l’acoustique « Before We’re Gone »), son flow est impressionnant. Et les rares titres un peu bâclés (« Dude, It’s On ») ne gâchent pas un ensemble qui tient parfaitement la route. Si Sky Rock se meurt et Kanye West se prend pour dieu, Pigeon John est la preuve vivante que le Hip-Pop n’est pas mort !

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