En 2005, Antonio Vitale choisit pour patronyme El Dobro, afin d’embrasser son projet solo. Il le transforme assez rapidement en Jester At Work, une dénomination qu’il estime plus adéquate à la pratique de son folk lo fi, alors en plein processus de création. Avant de se lancer dans cette aventure individuelle, ce natif de Pescara a été le leader des (très) méconnus Warm Morning 616.
Il lui a cependant fallu attendre un certain temps afin de concrétiser ses ambitions. D’enregistrer ses propres compo pour son propre compte. En fait, il souhaitait se procurer un véritable Fostex 4 pistes d’origine pour mettre en boite cette collection judicieusement intitulée « Lo-Fi, Back to Tape ».
Lorsque l’ami Jester se met au boulot, ce n’est pas en dilettante mais pour créer une œuvre qui tienne la route. Responsable d’une musique folk intemporelle, le Transalpin est influencé par Johnny Cash, Mark Lanegan et Tom Waits, même si parfois son style me fait penser à notre marin national Admiral Freebee. Trempés dans l’americana ou le blues, ses compos respirent les grands espaces… américains. Et deux plages comme « The Worst Cowboy » et « I’m On Fire » en sont les plus belles illustrations. Cet Italien est aussi à l’aise à l’harmonica qu’à la gratte acoustique qui accompagne sa voix burinée par le temps, à l’instar d’un cow-boy mis en scène par Sergio Leone. La Grappa semble en tout cas avoir le même effet sur les artistes italiens que le whiskey sur la création des artistes américains…

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