Stars en Allemagne, les Beatsteaks sont nés à Berlin, en 1995. Le gang teuton pratique, depuis le début de sa déjà longue carrière, du punk-rock old-school, essentiellement influencé par Bad Religion et Pennywise. En 2008, les musiciens avaient décidé de se mettre en standby indéfini ; mais, très vite, le virus de la musique a repris le dessus, et la formation a de nouveau décidé de sévir sur les scènes européennes (et du monde entier d’ailleurs), en refourguant leurs riffs acérés aux oreilles de leurs aficionados.
« Boombox » constitue déjà leur 6ème album ; et il faut reconnaître que le combo berlinois y a fortement adouci le ton. De quoi se mettre à dos une partie de leur public de la première heure. La plupart des morceaux privilégient l’aspect mélodique, lorsqu’ils ne flirtent pas carrément avec la pop. Parfait album printanier, « Boombox » regorge de tubes comme le sautillant « Milk & Honey », rappelant les dernières productions de Madness ou le rigolo « Cheap Comments », qui lorgne du côté des Ramones. En outre, Sublime n’aurait certainement pas renié la coolitude ensoleillée de « Let’s See » et les King of Leon, « House is on Fire ». La belle voix enrouée d’Arnim Teutoburg-Weiß apporte toutefois un peu de profondeur à une musique parfois trop produite et attendue. Il subsiste cependant encore quelques salves punk sur l’opus. A l’instar de « Bullets From Another Dimension » ou encore « Behavior » ; mais on n’y croit plus beaucoup. Les Beatsteaks sont devenus un très bon groupe de pop-rock. Sucré, « Boombox » est un album assurément de bonne facture, mais dont l’urgence punk a presque totalement disparue…
Les Beatsteaks se produiront dans le cadre de l’Eupen Musik Marathon, le 26 juin.

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