Le nouvel opus de Woods porte bien son titre : « Sun and Shade ». Et pour cause, les 12 morceaux de cet elpee oscillent entre hits folk ensoleillés (« Pushing Onlys », « To Have in the Home ») et longues divagations folks abscondes (« Out of the Eye », « Sol Y Sombra »)
Il s’agit déjà de leur sixième long playing. En fait le groupe est sorti de son anonymat en 2009, lorsqu’il a publié « Songs of Shame ». Les années passées au purgatoire du folk underground ont donc été très longues. Mais finalement le charme de leurs compos folk-rock-pop-lo-fi a opéré. Etonnant, leur nouvel opus propose des compos qui accrochent moins vite. Ils ont préféré varier les climats et (ré)expérimenter.
Depuis le krautrock acoustique de « Sol Y Sombra » à la ballade délicate (« Wouldn’t Waste », « Who do I think I am »), en passant par l’instantanéité pop à coloration 60’s de « Pushing Onlys », par exemple, les contrastes sont saisissants. Des contrastes qui enrichissent indubitablement la musique de Woods et préservent de l’ennui. On épinglera également la voix de Jeremy Earl, dont le timbre assez proche de celui de Neil Young, communique énormément de douceur aux compos les plus mélancoliques.
Woods n’est donc pas un énième groupe qui pratique du folk US, mais une formation extrêmement talentueuse au répertoire aussi riche que varié. C’est également un combo capable d’évoluer, tout en alignant des œuvres à un véritable rythme de métronome. Pas étonnant que le groupe soit devenu culte à New York…

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