Lors de sa fondation, en 1980, cette formation avait été qualifiée de réponse antipodale aux Chameleons. A cause de la sonorité des guitares jumelées. Légèrement réverbérantes, épiques, félines et délicates elles balisaient des mélodies aux couleurs pastels, des mélodies empreintes de mélancolie presque cold wave. Si les Chameleons ont malheureusement disparu de la circulation, The Church est toujours dans le coup. Pourtant, cette formation australienne a failli splitter à plusieurs reprises. Une rupture qui aurait pu être précipitée par la dispersion des quatre musiciens aux quatre coins de globe. Mais ces séparations provisoires ont permis à la plupart des membres de combo de commettre l'un ou l'autre opus solo. Et ainsi de se ressourcer. Ce qui explique sans doute pourquoi, The Church compte aujourd'hui la bagatelle de 15 albums à son actif. Et puis surtout est responsable d'un superbe single commis en 1994, un classique qui est associé à leur identité : " Under the milky way ". Pas de single potentiel sur " After everything ", mais 10 compositions élégantes, aux mélodies glacées, nées d'une combinaison rafraîchissante, mais intemporelle, de classicisme et de spontanéité. Pas de surprises majeures non plus. Cette œuvre s'inscrivant parfaitement dans l'esprit de leurs précédents elpees. D'ailleurs, sur certains fragments, The Church nous rappelle qu'il a également été contaminé par le psychédélisme atmosphérique, cosmique, du Floyd. Bref, un album fort agréable à écouter, mais sans véritables moments forts, ni moments particulièrement faibles…

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