S’il fallait comparer l’album « Viscera » à un genre littéraire, ce serait au fantastique. Dès les premières notes d’« Engines in the City » on est plongé au sein d’une ambiance à la fois mystérieuse et fascinante. Comme si un homme étrange survenait de nulle part et vous invitait à découvrir un passage secret conduisant vers un univers encore inexploré.
Jenny Hval nous enivre de sa voix aux inflexions tantôt médiévales, tantôt contemporaines, une voix si proche de celle de Björk.
Les chansons sont mélodieuses, et entraînantes voire même envoûtantes. Le titre de l’album n’est pas anodin.
La chanteuse souhaite nous entraîner au plus profond du corps humain, dans les viscères, dans nos mystères… Accomplir un voyage, celui de la découverte intérieure.
« Viscera » n’est pas qu’un simple album, c’est le travail d’une jeune artiste qui a pris un réel plaisir à le concocter, et surtout le plaisir de savoir qu’il sera écouté. Une impression qu’illustrent parfaitement les pistes mélodiquement variées et leurs durées prolongées. Ce qui ne gâche, cependant, en rien le plaisir de l’écoute.
Des titres comme « Portrait of the Young Girl as an Artist » ou encore « Milk of Marrow » constituent des moments de détente idéaux.
Il est rare d’éprouver un tel plaisir en écoutant un disque. Et si vous souhaitez consacrer du bon temps, rien qu’à vous, cet album est celui qu’il vous faut. Sa musicalité est bien mieux qu’une thérapie pour se redécouvrir.

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