C’est officiel, Antony Hagerty possède un lointain cousin batave. Et il est originaire d’Utrecht. Son nom ? Thijs Kuijken alias I Am Oak. A l’instar du New-Yorkais, ce jeune artiste compose de délicates et profondes complaintes sculptées dans un mélange de folk romantique et de soul ténébreuse. Le plus bel exemple ? Une magnifique chanson issue d’« Oasem », le second album d’I Am Oak. Il fait suite à « On Claws », paru en 2010. Et comme sur les dernières œuvres d’Antony & the Johnsons, le climat entretenu tout au long de ce long playing est particulièrement austère. Parfois même impénétrable. Et je pense tout particulièrement à « Island ». D’ailleurs, certaines plages nécessitent plusieurs écoutes, avant de pouvoir en percer le cœur. L’ombre de Timber Timbre plane sur le ténébreux « Curt ». Un morceau au format acoustique, éclaboussé d’interventions distordues de claviers, et surtout d’orgue. Soutenu par d’excellentes harmonies vocales, la voix profonde et mélancolique de Thijs est susceptible de vous entraîner dans un univers tortueux, au sein duquel vous ne pourrez (voudrez ?) plus vous évader.
« Oasem » se prononce ‘Awesome’ et finalement, on n’est pas loin du compte, non plus !
En concert le 1er octobre au Play Festival, à Hasselt.

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