Depuis son précédent album de reprises (" Reloaded "), Tom Jones s'est racheté une conduite auprès des jeunes, pour qui les crooneries sixties du pensionnaire (pensionné ?) de Las Vegas laissaient plutôt de glace. " Sex Bomb " sur les pistes de danse et ses duos avec Robbie Williams et les Cardigans en " heavy rotation " sur MTV, le papy des casinos (Royale) faisait peau neuve (qu'il a, quand même, un peu ridée). Le voilà donc de retour avec un album à nouveau taillé pour le succès de foule, produit par l'ex-Fugees Wyclef Jean, dont le travail fût d'encore rajeunir un peu plus Mr. Jones. Résultat : " Groovy, Baby ! ", malgré les courbatures et les cheveux gris de ce bon vieux Tom. Certes, il n'est pas difficile de voir derrière cet album une sombre entreprise commerciale de rajeunissement forcé (" Recyclons, recyclons "), voire d'embaumement précipité (" Profitons des dernières ressources de ce vieillard pendant qu'il en est encore temps "), mais n'est-ce pas la dure loi de la jungle du music business, quand on a soixante piges et qu'on est entouré de jeunes loups affamés de gloire et de dollars ? Vas-y Tom, montre-leur à tous ces vauriens ! " I hope I die before I get old ", disaient The Who (voir aussi chronique des Datsuns) : alors que Keith Moon et John Entwistle mangent les pissenlits par la racine, Tom Jones est toujours en pleine forme. Et jeune dans sa tête.

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