Cette formation écume les scènes hollandaises et autres depuis près de vingt ans. Issue de Zélande (NDR : donc pas loin de chez nous !), elle est drivée par le sympathique Peter Kempe. Un chanteur/batteur flanqué de ses fidèles Sonny Boy Vanden Broek à l'harmonica et à l'accordéon, Peter Van Merode à la basse, ainsi que Mike Staat à la guitare. Les Juke Joints sont réputés pour le dynamisme de leurs prestations. Ils ne font guère dans la dentelle. Leur répertoire est sculpté dans un blues rock direct, sans artifices. Ils comptent déjà plusieurs albums live à leur actif : "Live in Brogum" en 89, "One, two, five… live" en 96, ainsi qu'un opus commis en compagnie de l'harmoniciste Willie Foster en 99, tout simplement intitulé "Live!". Ils affichent également cinq albums studio au compteur. Le premier, "Dancing shoes", remonte à 86 ; alors que le dernier, l'excellent "Walking down Memphis", en 99.
Ce nouvel opus est donc le quatrième enregistré en public. Et c'est bien ainsi, car les Joints sont un véritable groupe de scène. Cet elpee a été immortalisé en Irlande. Ce qui n'est pas étonnant lorsqu'on sait que les musiciens sont des fans indécrottables du regretté guitariste irlandais, Rory Gallagher. Il devient même difficile de compter leurs participations aux Gallagher Tributes.
Le disque s'ouvre par des plages imprimées sur un tempo élevé : "Soul on fire" et le zydeco "Don't give it up". Les deux solistes peuvent s'y mettre en évidence. Mike à la guitare (NDR : un tantinet trop hard !), et surtout Sonny Boy à l'harmonica et à l'accordéon. Le blues n'est pas oublié chez lez J.J.. A l'instar de la version très rude du "Blues had a baby" de Muddy Waters. Non seulement ils puisent dans le répertoire scénique de Gallagher, mais ils réalisent des versions acoustiques du "Bankers blues" de Big Bill Broonzy et d'"Out on the Western plain" de Leadbelly. Peter Kempe délaisse même sa batterie et empoigne une mandoline pour chanter sur le devant de la scène "Going to my hometown". Une interprétation qui ne pouvait que faire plaisir au public irlandais. Il adapte aussi "Calling Card" de Rory. Les Juke Joints sont au sommet de leur art, lorsqu'ils attaquent le superbe "Mojo hand". Un fragment qui était la meilleure plage de leur dernier album studio. En fin de parcours, le boogie "My baby" fait la loi. Et pour clore leur set, Sonny Boy reprend l'accordéon, instrument de prédilection en terre irlandaise, pour enlever "So long, baby, goodbye", de Dave Alvin. Un bon album!

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