Dès les premières mesures du morceau qui ouvre l’opus, « Baldessari », le groupe londonien Fair Ohs annonce la couleur. Difficile de croire que ces quatre gaillards sont issus des milieux hardcore de la capitale anglaise.
Les guitares cristallines, les rythmes dansants afro-caribéens et la basse caoutchouteuse évoquent Vampire Weekend. Différence quand même, contrairement à leurs frères américains, la production d’« Everything is Dancing » est moins léchée. Une mise en forme à l’anglaise. Durant tout l’album l’envie de claquer des doigts ou de se trémousser (selon l’envie de chacun) est présente. Mais, le punk-pop-tropical de Fair Ohs ne se borne pas simplement à régurgiter ces quelques influences. Ainsi, « Katasraj » est illuminé de sonorités orientales, alors que « Colours » lorgne plutôt vers le psychédélisme.
Un rayon de soleil bienvenu en cette période de l’année propice à la dépression (atmosphérique), et parfait pour remonter le moral juste avant d’affronter les rigueurs de l’hiver…

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