L’appel à débrancher des Burning Heads

La formation skate punk orléanaise Burning Heads vient de partager un second extrait de son nouvel opus « All Fired Up ». Attendu pour le 16 octobre 2026, ce disque succède au titre « SOS 2 » publié début septembre. À l'aube de ses quatre décennies de…

logo_musiczine

Enregistré sous Ex:Re

Elena Tonra rompt le silence de son projet solo Ex:Re. La voix du combo indie-folk londonien Daughter annonce la publication de Save As, un nouvel elpee attendu pour le 30 octobre chez 4AD. Pour faire patienter l'auditoire, elle dévoile le single d'ouverture…

Langues

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Nos partenaires

Dernier concert - festival

Biohazard 8/8/26
Editors

All I want

Écrit par - -

John Mooney est newyorkais. Au cours de sa jeunesse, il a appris à jouer de la guitare. Il avait à peine assimilé la technique, qu'il se convertissait déjà au blues. A 16 ans, il fait la connaissance d'un de ses voisins : Ed ‘Son’ House, le légendaire bluesman du Delta qui aurait été le professeur du mythique Robert Johnson. John commence à tourner aux USA et lorsqu'il descend à New-Orléans, il rencontre celui qui sera une autre influence majeure : le maître du piano local, Professor Longhair.

Son 1er album, "Comin' your way" (Blind Pig), date de 1979. Depuis 81, il tourne avec sa formation, le Bluesiana Band. D'autres albums ont suivi : "Telephone king" en 83, "Sideways in paradise", commis en duo avec Jimmy Thackery en 85, "Late last night" en 90, "Travelin' on", un live immortalisé à Brême (Crosscut) en 91, "Testimony" en 92, "Against the wall" (House of Blues) en 95, "Dealing with the devil" (Ruf) en 96 et "Gone to hell" (Blind Pig) en 2000.

"All I want" constitue donc le petit dernier. John est entouré de trois musiciens : Alfred Roberts aux percussions, Bernard Johnson aux drums et Jeff Sarli à la basse. Mooney ouvre par le titre maître de l'opus. Une plage imprimée sur le rythme du chemin de fer qui lui permet déjà d'étaler toute sa dextérité sur le manche. Marqué par la voix graveleuse et partiellement ravagée de Mr Mooney, "Baby please" est du pur Delta Blues. La National Steel répond du tac au tac au chant du maître. Toujours seul, il remet le métier sur son ouvrage en abordant "Buried treasure" et un blues traditionnel mené avec autorité intitulé "Future blues". Au passage, John nous rappelle que l'une de ses influences favorites, c'est également la musique de New Orleans, façon Professor Longhair. Il le démontre sur "She ain't no good". Un fragment joué en trio. La rythmique est d'acier, sûre et sans faille. Le son de sa slide découpé au couteau. Mooney est un maître du style. Il reprend d'ailleurs "Hey little girl" de Henry Byrd, alias Professor Longhair. Il l'attaque avec une voix pas possible. Le bonheur ! Il est tout aussi convaincant dans le domaine du Mississippi blues amplifié. Sa slide communique toujours cette intensité métallique. A l'instar de "Feel like hollerin, un fragment dur, abrupt, sans concession. Il libère un son hawaiien de cette slide, pour prodiguer l'exotique "Tell me who". La musique pourtant complexe semble couler de source. La plénitude est de retour. La prouesse conjugue à la fois la technique et le feeling. "Son's blues" a été écrit il y a bien longtemps par Son House. Sa reprise très fidèle est un vibrant hommage au maître. L'émotion transpire tout au long des cordes d'acier. Il poursuit par "You got to move ", sans doute la composition la plus connue d'un autre seigneur légendaire de la slide : Mr Fred McDowell. Il la traite avec une attitude empreinte de beaucoup de respect vis à vis du maître. Il referme cet opus par une version chargée d'émotion d' "If you love me" de Ted Hawkins. Une fois de plus, Mr Mooney a signé un bon album !

 

Informations supplémentaires

  • Band Name: John Mooney
  • Genre: Blues/Roots
  • Label Prod: Blind Pig / Parsifal
  • Date: 2002-12-31
  • Rating: 0
Lu 853 fois
Plus dans cette catégorie : « Charango Look back »