Décidément, Bradford Cox est insatiable. Un an à peine après avoir publié « Halcyon Digest », un quatrième opus (NDR : magnifique, il faut le rappeler !) sous le patronyme de Deerhunter (NDR : dont il est le leader incontesté), Bradford Cox nous propose le troisième volet de son projet solo. Un projet solo qu’il a baptisé Atlas Sound. Et un nouvel elpee qu’il a intitulé « Parallax ». Ce concept individuel, il le consacre aux explorations sonores qui collent moins bien à son vaisseau amiral. Les plages baignent davantage dans l’‘ambient’. Elles sont résolument plus ténébreuses et mélancoliques. Sa voix est toujours aussi étonnante, mais elle est ici moins chargée d’effets. Le son et plus propre. Donc plus facile d’accès, même si plusieurs écoutes sont nécessaires avant de totalement s’imprégner de l’œuvre.
Les 12 morceaux sont signés par Cox. Lors des sessions d’enregistrement, il a cependant reçu le concours de quelques collaborateurs. Plus léger, plus pop, dans un style réminiscent des Kinks, « Mona Lisa » bénéficie ainsi de la participation d’Adrew VanWyngarden de MGMT au piano. Le troublant « The Shakes », de Carrie-Anne Murphy au saxo et « Praying Man », de Paul McPherson à la batterie. Et si « Angel is Broken » baigne également dans la pop, le disque recèle une majorité de complaintes psychés et mélancoliques, à l’instar du remarquable final « Lightworks », une compo plongée dans une reverb’ surprenante…
Enfin, pour que votre info soit complète, sachez que l’illustration très 50’s de la pochette a été conçue par Mick Rock, artiste célèbre pour avoir immortalisé sur pellicule des légendes comme David Bowie, Blondie et Lou Reed. Bradford Cox marcherait-il sur leurs traces ?

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