Avant de se lancer dans l’aventure Fruit Bats, Eric D. Johnson a notamment milité chez Califone et les Shins, comme guitariste. Et « Tripper » constitue le cinquième elpee de son propre band. Un disque qui a reçu le concours de Thom Monahan (Vetiver, Pernice Brothers, Devendra Banhart) à la mise en forme.
Davantage introspectif et mélancolique que son précédent elpee, « The Ruminant Band », publié en 2009, « Tripper » nous replonge carrément dans les seventies. En fait, les compos (NDR : le plus souvent des ballades) sont tellement gonflées aux orchestrations et aux arrangements, qu’on ne peut s’empêcher de penser aux Wings et à Supertramp. Même le falsetto de Johnson peut rappeler Roger Hodgson et dans le pire des cas les Bee Gees. Or, paradoxalement, en début et en fin de parcours, les harmonies vocales évoquent plutôt Supergrass (NDR : pas de diesel, ni de LPG, mais bien de la super). Je sois avoir lu quelque part que Fruit Bats pratiquait une forme d’americana. Ben, faudra m’expliquer…

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