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88th & Jump street

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Kenneth Wayne Spruell est issu du Nord Ouest américain. De Spokane, dans l'Etat de Washington, pour ne rien vous cacher. Son enfance, il l'a cependant passée à San Francisco. Aujourd'hui, il vit au Canada. A Vancouver. Inspiré par Amos Milburn et Fats Domino, il s'est forgé une formidable réputation de pianiste.

Au pays du piano et des ses 88 touches, il n'est guère étonnant qu'un album débute par un boogie. Et ce boogie s'intitule "My Nadine". Une composition abordée dans un esprit très rock'n'roll. Kenny chante d'une voix naturellement puissante. Dès la première occasion, le piano s'envole et accomplit des exercices de haut vol, pendant que Jeff Healey sort un joli solo tout en retenue. Atteint de cécité, ce prestigieux invité canadien est loin d'être un manchot à la six cordes. Lustré par les chœurs féminins conjugués par Karen Krystal et Pamela Patmon, "River of no return" nous entraîne dans des sentiers proches de la Nouvelle Orléans. "Laughing stock" est un blues lent classique au cours duquel Mel Brown s'acquitte d'une partie de guitare très orthodoxe. Particulièrement solide, la section rythmique implique Bob Stroger à la basse, et Willie "Big Eyes" Smith aux drums, deux solides représentants du Chicago blues. "My new gal" hausse le rythme. David "Hurricane" Hoerl apparaît à l'harmonica. A l'instar des grands pianistes de New Orleans, Kenny est un spécialiste du piano qui roule (rolling). Il le démontre tout au long de "Going down south" et sur l'excellent "Don't knock on my door", enrichi par ailleurs de cuivres. Trombone, saxes et Chris Whiteley à la trompette. Héritée de ses parents originaires de la Louisiane, cette sensibilité néo-orléanaise est également marquée tout au long des ballades "With these hands" et "Where did my baby go?". Deux fragments assez proches de ce que pouvait accomplir Fats Domino. Sur cette excellente dernière plage, Mel Brown, Stroger et Smith sont à nouveau au poste. Instrumental boogie, le titre maître consacre des échanges entre le piano du Blues Boss et l'harmonica. "Smokin' boogie" est un autre instrumental au cours duquel le piano, pour la circonstance, tient compagnie à la seule guitare de Jeff Healey. De l'excellent travail ! L'album se referme par un superbe blues interprété en duo. Un titre judicieusement intitulé "We love the blues". Jeff Healey est bien présent pour partager la sensibilité exacerbée de son blues, en ne distillant de ses cordes que les seules notes nécessaires. La voix de Wayne est taillée sur mesure pour exécuter ce style. Un tout bon album !

 

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