John Foxx est un des fondateurs d'Ultravox. Au sein ce groupe mythique, il a été pionnier dans le mélange des genres glam, punk, art-rock, qui a donné naissance plus tard à la new-wave. John Foxx a quitté le groupe en 79 pour poursuivre une carrière solo ; ce qui lui a permis de développer un son minimal electro unique et d'obtenir un succès d'estime important en publiant le hit "Underpass" et l'album "Metamatic". A noter que le récent remix d’"Underpass" opéré par Marc Reeder est un dance-floor killer qui a sa place dans toute bonne DJ playlist.
En 2011, après une série de projets plus ou moins réussis dans les styles ‘ambiant’, John Foxx est revenu à ses premières amours, s'est associé à Ben ‘Benge’ Edwards, un collectionneur-‘bidouilleur’ de vieux synthés vintage et a sorti sous le patronyme de John Foxx And The Maths un album intitulé "Interplay". Un opus qui recèle un doux parfum de nostalgie ‘années 80’ tout en demeurant parfaitement ancré dans notre époque.
On y retrouve toutes les qualités qui ont fait de John Foxx un créateur hors pair : des lignes de synthés Moog froides et lancinantes, des beats de Roland 808 minimaux à souhait et un chant à la fois glacial et chaleureux, drapé dans une espèce de douceur mélancolique.
L’elpee s’ouvre par "Shatterproof", dans une ambiance moite et claustrophobe. La voix est retravaillée et le beat, quasi EBM, évoque autant D.A.F. que Front 242. Une entrée en matière qui donne envie d'aller plus loin! « Catwalk » est le hit de l'album : minimal, jouissif, très dansant et d'un accès aisé. On embraie par "Evergreen", une douce sucrerie electro tandis que sur "Watching A Building On Fire", John partage un duo avec Mira Aroyo, la deuxième chanteuse de Ladytron.
"Interplay" est un magnifique morceau, qui débute par le bruissement de la pluie et au cours duquel la basse est littéralement gigantesque. Ensuite entre la voix de John : calme, haut-perchée, dessinant des mélodies aériennes me rappelant le "Tidal Wave" de « Metamatic ». Superbe !
"Summerland", morceau au refrain lumineux, incite au voyage et "Running Man" combine justement rythmique soutenue industrielle et arabesques synthétiques : un second hit potentiel! Après le reposant et voluptueux "Falling Star", Foxx clôture son elpee par le quasi cyber-gothique "Destination" puis "The Good Shadow", une plage marquée par les séquences vintage 'Kraftwerkiennes' de Benge et le chant envoûtant de Foxx.
En un mot: cet album est une vraie réussite, combinant parfaitement la nostalgie, un modernisme intelligent et une démarche artistique profondément honnête.
On se réjouit d'avance de pouvoir découvrir ce disque en live, car John Foxx se produira en concert, à Aarschot le, 25 février, flanqué de Benge, Hannah Peel (claviers, violon) et Serfafina Steer (claviers, basse). De plus, le 19 mars, paraîtra un double Cd de de John ; il sera plus ‘expérimental’ et s’intitulera "The Shape Of Things".

Nederlands
Français 
