Chez The Bigger Lovers, on retrouve l'esthétisme power pop du Who, la fragilité mélancolique de Big Star, l'énergie duveteuse des Buzcocks, les harmonies vocales byrdsiennes, le psychédélisme baroque de Robyn Hitchcock et la sensibilité country d'un Neil Young. Pourtant, ce quatuor philadelphien est parvenu à éviter le piège du revivalisme. En faisant sonner ses chansons à la fois fraîches et contemporaines. Notamment à cause de cette manière très subtile, très personnelle d'associer les accords délicats du piano et les cordes de guitare scintillantes, féroces ou brumeuses. Encore que Sebadoh, dans un registre plus lo fi, fasse régulièrement appel à cette technique. Leur premier album est, en tout cas, une belle réussite. Un disque produit par David Presley (Breeders, Spain) que nous pourrions qualifier d'aventureux, de puissant, d'intense, de contagieux et de mélodique. Le tout à la fois. Un must !

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