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Hooverphonic
Epica - 18/01/2026

Western world

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Du line up initial de cette formation britannique formée en 1984, il ne reste plus que le seul bassiste Ian Jennings. Leur ancien leader, en l'occurrence le chanteur/pianiste Mike Sanchez, les a quittés fin 1999. Pour le remplacer, deux nouveaux musiciens ont été nécessaires ; mais ce recrutement n'a pas été fait à l'aveugle. En effet, au chant, on retrouve une des valeurs sûres du british Blues, Big Joe Louis. Qui a dû abandonner ses Blues Kings. Il a aussi ramené sa slide. Deuxième renfort, le pianiste et harmoniciste West Weston. Un espoir anglais passé au stade de la confirmation.

Savoureux mélange de R&B, de rock'n'roll, de boogie et de jump & jive, le style des BTP reste très personnel. Un style inspiré par les artistes de la fin des 40s et du début des 50s ; et notamment Louis Jordan et Amos Milburn. Les Playboys comptaient 4 albums à leur actif : "Playboy boogie" en 85, "Now appearing" en 90, "Hip joint" en 95, et enfin le double live "Off the wall", en 97.

Ce nouvel opus était déjà sorti en 2000, mais la signature chez Indigo leur permet aujourd'hui de bénéficier d'une excellente distribution. Un contrat qui porte sur trois elpees. Atout supplémentaire, trois nouveaux fragments ont été ajoutés. Les trois 1ères plages sont les plus percutantes. Tout d'abord, le fracassant "Calling baby". Ensuite l'explosif "Don't know where she went", caractérisé par un duel entre le piano et la guitare. Et enfin, le nerveux "You know-Yeah" de Pee Wee Crayton. Voyage au cœur de la Nouvelle Orléans, "Hey hey now baby" est une composition de Big Joe. Weston fait rouler son piano. Lee Badau souffle dans le sax baryton. West abandonne le piano et empoigne son harmonica pour interpréter "Do what you want to do". Joe possède réellement une voix incroyable, passablement ravagée, mais qui colle tellement à ce style musical. Elle arrache tout sur son passage lorsqu'elle se met à rocker sur le "Love you baby" de Joe Liggins. Le piano de West passe au boogie pour aborder "Hurry up train". Jump & jive, rythme et swing animent "Where you at". Le swing s'attarde sur "Nit wit". Dave Wilson, le nouveau guitariste, prouve qu'il est un digne successeur d'Andy Sylvester, de Steve Walwyn et d'Andy Fairweather-Low. Ecrit par Percy Mayfield, "Life is suicide" est un slow blues très fin de soirée, qui tombe à point au sein de ce panorama musical. En attaquant à la slide, "Can't stop lovin" d'Elmore James, Joe Louis lègue tout de même un peu de son approche du Chicago blues. Une composition au cours de laquelle les saxes de Nick Lunt et de Lee Badau rivalisent d'audace. Le style Playboys est tout d'abord une invitation à la danse. Et à l'écoute de "Come home" et de "Is it true", il est impossible d'y résister. Ce très bon album démontre que cette formation était bien capable de continuer, même sans Mike Sanchez…

 

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