Depuis quelques années, Burnside est devenu un bluesman incontournable. Un statut qu'il doit probablement à son affiliation au sein de l'écurie Fat Possum. Originaire d'Oxford dans le Mississippi, cet ex-fermier et pêcheur affiche aujourd'hui trois quarts de siècle. C'est au contact d'un de ses voisins, Fred Mc Dowell, qu'il s'est imprégné du delta country blues. Une musique qui est devenue depuis, la base de son inspiration. Les autres influences détectables dans le Burnside blues ont pour nom John Lee Hooker, Lightnin' Hopkins et Muddy Waters. Mais attention, R.L a tellement de personnalité qu'il a su créer son propre style. Cet opus provient de bandes qui datent de 86 à 93 ; et les perles s'y bousculent.
Cela débute en mai 86 par une version live du "Nightmare blues", immortalisée à Charleston, en Caroline du Sud. Un frisson vous parcourt l'échine. C'est lors de l'hiver 86, dans une maison sise au bord du Mississippi, qu'il commet le saignant "Staggolee". Une interprétation tout à fait bouleversante accordée en présence d'un Curtis Saldado tombé sous le charme. Il interprète aussi le "Last night" de Little Walter. Beau à pleurer! En avril 91, il commet "Poor boy" à La Haye ; en décembre 92 un émouvant "How many more years", à Athènes; et en avril 93 enfin, dans une maison de Gieterveen en Hollande, les décapants "Goin' down south" et "Mellow down peaches". Ces deux fragments sous la formule d'un trio. Au sein duquel on retrouve Jon Morris à l'harmonica et son beau-fils, Calvin Jackson aux percussions. R.L Burnside est bien un bluesman incontournable.

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