Dès le premier titre, on se rend compte que la formation liverpuldienne a pris un virage à 180°. En délaissant sa britpop juvénile pour embrasser une forme de funk/soul contaminée tantôt de gospel, de jazz, voire de reggae. L'électricité saignante, vivifiante qui alimentait tout leur univers sonore a été supplantée par une instrumentation luxuriante, parfois étoffée d'une flûte, de cuivres, de chœurs ou encore d'électronique. Hormis les ballade " I never can say " et " Jestream ", un fragment de folk pastoral intitulé " Kingdom and crowns ", abordé dans l'esprit de La's (NDR : au sein duquel John Powers a d'ailleurs sévi), ou encore le plus Kinks que nature " Giving it all away " (NDR : le meilleur fragment de l'opus !), le reste fait la chasse au groove. La voix nasillarde, si attachante de John arrondit pourtant bien les angles mélodiques, mais c'est tout à fait insuffisant pour sauver l'ensemble de la noyade sonore. Une déception !

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