Doué d'une une voix faite pour chanter le R&B, et pas du tout manchot à la guitare, Castro compte un public fidèle. Au cours des dernières années, ce citoyen de San Francisco a franchi de nombreuses étapes. Il n'a pas ménagé sa peine et est apparu sur les scènes de tous les continents. Il comptait déjà quatre albums sur Blind Pig : "Exception to the rule", en 96, "Can't keep a good man down", en 97, "Right as rain", en 99 et le "Live at the Fillmore", en 2000. Indispensable à ceux qui ne possèderaient pas encore un Castro dans leur home, cette collection puise au sein des 3 albums studio. D'autant plus que le prix de cet album est modique et propose en CDRom une vidéo live.
Le disque démarre à un train d'enfer par "Can't keep a good man down" et "Exception to the rule". La voix est réellement superbe et les motifs de guitare très riches. "Lucky in love" évolue sur un riff que Mr Keith Richard aurait pu pondre en personne. Les deux titres live sont des inédits. De la dynamite ! Deux rocks, dont une version époustouflante de "The girl can't help it", qui met en exergue le piano de John Turk et le sax furieux de Keith Crossan ; ainsi que "Nobody loves me like my baby" (NDR : reproduite également sur la vidéo), au cours duquel Jimmy Pugh au piano se montre très en verve. Tommy sort les plans bien connus de Chuck Berry. Au chant, Castro sort son épingle du jeu sur les plages Memphis R&B qui pourraient aisément figurer dans le catalogue Stax. A l'instar du lent "Just a man", du funky "Nasty habits" lardé de riffs à la Albert King, et du nerveux "Sho' enough". Et n'oublions pas la plage la plus blues, l'instrumental "Hycodan". Vous savez ce qui vous reste à faire!

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