The Ex pratique, depuis maintenant une bonne décennie, un rock teinté de noise, dans la grande tradition chicagolaise. Activistes reconnus, indépendants farouches (NDR : et pas seulement musicalement !), le quintette amstellodamois est responsable d'une musique personnelle, émotive, émotionnelle et passionnelle, sise à mille lieues de toute inspiration purement mercantile. L'essentiel tient plutôt dans le cœur, dans l'expérience, dans l'enrichissement à retirer de l'essai, des collaborations. Pas difficile donc, de les imaginer proche de l'esprit Fugazi. Après Ex-orkest, album presque symphonique auquel The Ex a participé, " Dizzy spells " constitue leur véritable nouvel album. Un elpee distribué par Touch and Go aux States, Vicious Circle en France et par leur propre structure pour le reste de l'Europe. Car en plus de servir un opus tout au fait correct (certains titres sont tout simplement terribles), The Ex sait évidemment choisir ses collaborateurs. Ce qui explique pourquoi on retrouve Albini aux commandes. Des contacts ont été noués tout au long d'interminables tournées opérées à travers le monde, au sein d'un certain réseau underground et DIY. Vous l'avez remarqué, je parle très peu de musique. Les différentes facettes de la personnalité du groupe devraient parler d'elles-mêmes. Mais il faut savoir que découpé en douze titres, "Dizzy spells" demande de l'attention et pêche malheureusement par sa longueur (réelle ou ressentie).

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