Echo & The Bunnymen vient de sortir deux albums en quelques semaines. Nous n'avions pas eu le loisir d'écouter le mini cd " Avalanches ". Et au vu du peu de (bonnes) critiques recueillies par cet elpee, il était sans doute préférable de ne pas en rajouter. On comprend aussi mieux ainsi pourquoi la promo est parfois inexistante… Mais venons-en à ce " Flowers " qui constitue le huitième opus de l'ensemble ou le troisième depuis sa reformation. Encore qu'aujourd'hui, du line up initial, il ne reste plus que Ian Mc Culloch et Will Sergeant.
" Flowers " m'a agréablement surpris. Pas seulement parce que la voix de Ian affiche toujours ce même charisme, manifeste toujours autant de charge émotionnelle. Ni parce que la guitare de Will continue d'aiguiser à la perfection les mélodies contagieuses, de ses riffs tantôt fluides, chatoyants, carillonnants, reverb ou torturés. Mais parce que la symbiose entre le sens mélodique et les mots qui manifestent un spleen, une inquiétude face à la vulnérabilité de l'être humain, à fuite inexorable du temps ou des rêves qui s'évanouissent, est irréprochable. On a même droit à deux compositions découpées dans une new wave bien enlevée. " Everybody knows " tout d'abord. Réminiscent de "Lips like sugar". " An eternity turns " ensuite. Où Echo & the Bunnymen explore sa propre version du psychédélisme. Et le reste ne manque pas d'allure. A l'instar du ‘reedien’ " Buried alive ", des contagieux " It's all right " et " Super mellow man ", que vous avez peut-être déjà eu l'occasion d'entendre ou d'écouter sur l'une ou l'autre station radiophonique ; ou encore de " King of kings ", dont le climat est tellement proche du " Riders on the storm " des Doors. Une bonne surprise !

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