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Boogie Chillen

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John Lee Hooker est au paradis des bluesmen! Il nous a quitté un jour de cet été 2001, terrassé au beau milieu de son sommeil, dans sa maison de San Francisco. Il avait 83 ans. L'un des tous derniers géants s'en est allé. Il laisse derrière lui une carrière qui s'étale sur plus d'un demi-siècle. Le hasard veut que cette collection soit sortie au même moment. Une œuvre qui se concentre sur ses 1ers enregistrements, datant de 1948 et 49. Il était né en 1917, près de Clarcksdale, dans le Mississippi. Il deviendra vite urbain ; passant par Memphis et Cincinnati avant d'aboutir à Detroit. C'est au cœur de cette cité de l'automobile qu'il a commencé à enregistrer sous la direction de Bernard Besman, un promoteur local. Ces séances de septembre 1948 produiront des titres devenus légendaires.

Le 1er 78 tours réunissait le blues classique "Sally Mae" et une composition rythmée, déjà imprimée sur ce riff hypnotique qui ne pouvait appartenir qu'à John Lee : "Boogie Chillen". Elle décrochera un n°1 des ventes, à une époque où c'était les formations de Louis Jordan ou de Charles Brown qui tenaient le haut du pavé. Ce n'était pas un mince exploit, car le Hooker était très proche du Delta. L'homme seul chante, gratte sa guitare et tape sur une planche, pour imprimer le rythme. De la même session, on retrouve également "Crawlin' King Snake" et "Hobo blues". Hooker est très demandé et il enregistre pour quiconque paie bien les séances. Il apparaît ainsi sous d'autres noms ou patronymes, tels que Birmingham Sam, Delta John ou Texas Slim. Tout le reste de la collection est issu de sessions accordées en 1949. Quelques boogies y figurent ; et notamment "Woogie boogie", "Weeping willow" et "Goin' mad blues", sur lesquels sa technique rythmique au pied est particulièrement distincte. Sur "Burnin' hell", son concitoyen Eddie Burns l'accompagne à l'harmonica. Curieusement, son inspiration s'assombrit lors de la dernière séance accordée en août 49. Et en particulier sur des titres tels que "Nightmare blues", "Devil's jump" ou "I'm gonna kill that woman". Ce n'est un secret pour personne, mais la célébrité de Hooker remonte aux années 60, lorsque le public blanc a découvert le blues. Sa réputation était devenue universelle dans les 90s, surtout après avoir gravé l'album "The Healer". Repose en paix, John Lee, tu l'as bien mérité!

 

Informations supplémentaires

  • Band Name: John Lee Hooker
  • Genre: Blues/Roots
  • Label Prod: Indigo / Munich
  • Date: 2001-12-31
  • Rating: 0
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