Les Mama's Boys se sont formés en 1994 dans un vieux club de Los Angeles (Venice), le Babe & Ricky's Inn. Le leader est le chanteur harmoniciste Johnny Mastro. Il est entouré du guitariste Dave Melton, du bassiste Jeff Henry et des drummers Adam Johnson et Mike Owens. J'adore ce band. Son énergie. L'énorme groove qu'il libère. Les Mama's Boys sont incontestablement les dignes successeurs du Red Devils de Lester Butler. Plusieurs guitaristes ont participé à l'enregistrement cet opus. Et notamment Peter Malick, Michael D'Santi et Job Striles. La production est assurée par le chanteur/batteur Max Bangwell.
Les Boys sont de suite dans le coup. La section rythmique prend les rênes. Mastro peut se mettre en route. Sa voix nasillarde et ses coups d'harmo bouseux font monter le thermomètre de quelques degrés sur "Can't get ever". "You wrong" est extraordinaire. Le son de la slide de Melton est sale, poussiéreux. Elle libère une énergie primaire qui rappelle Hound Dog Taylor. L'harmonica de Mastro sonne très Sonny Boy Williamson II. En particulier sur la plage titulaire "Pinch the snake" et sur "Told my baby". La section rythmique manifeste beaucoup de rigueur et de rigidité sur "Bone dry". La guitare décolle par un son très métallique. "Dynamite" est un shuffle explosif. Blues lent, "Depending on you" permet à Melton de sortir le grand jeu. Son solo tout à fait excellent est prolongé par un travail aussi parfait, classique mais tellement évident, de Johnny à l'harmonica. La reprise de "Behind the sun" de Lester Butler est sans aucun doute un clin d'oeil vibrant au regretté disparu. Johnny Mastro a d'ailleurs tenu le rôle de Butler dans un concert hommage de "13". Les Boys osent une adaptation nerveuse du "Blues don't like no one" d'Otis Spann. La guitare toujours très musicale, piaille et gazouille à travers les haut-parleurs. A l'harmonica chromatique, Mastro se déchaîne à la manière de Little Walter. "Liquor store" a été écrit par Jimmy Reed. Le jeu d'harmo dans les aigus est très significatif, pendant que Melton joue le rôle d'Eddie Taylor. "Sadie" de Hound Dog est un excellent blues. La section rythmique et l'harmo montent graduellement en puissance avant que n'éclate la slide. "Bassman Mama" est un nouveau smoking shuffle. Et croyez moi, les Mamas ne sont pas prêts de déposer le gant ! L'elpee s'achève par le funky "Ocean Front Walk". Une plage aussi puissante que le reste, mais plus funky. Un superbe album… que j'adore…

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