Fils d'un Afro-américain et d'une Indienne, Bill est originaire de Chester, une localité sise le long de la rivière Hudson, près de New York. Au cours de sa jeunesse, il vénérait pour dieux de la guitare, Jimi Hendrix, Duane Allman et Johnny Winter. Ils seront ensuite remplacés par Albert Collins, BB King et Freddie King. De 88 à 92, il a sévi au sein du backing band de Richie Havens.
En 94, il commet son 1er album sur Rave-On, "Love scars". Un elpee qui est ressorti l'année suivante sur Pointblank, bénéficiant ainsi de toute la machine de distribution Virgin. Si "Greycourt lightning" paraît encore sur Pointblank en 1998, son live, "High Octane", est publié sur Car Wash, le label du célèbre club new-yorkais Manny's Car Wash, en 99. "Fire it up" est millésimé 2001!
Ouverture boogie, " Itchin' for it' " laisse augurer de fort bonnes choses. La voix est autoritaire, la section rythmique de plomb. La slide très métallique tente de s'imposer sur l'assise basse/percussions. "Clean thing" est une solide composition, proche du swamp rock, assez laidback. La guitare se libère à la manière d'un Hendrix. "Fire it up" est articulé sur un riff stonien. La rythmique domine. Soutenues par le piano de David Bennett Cohen, les guitares de Bill et Jimmy Vivino martèlent le tempo. "Pressure" est une ballade bluesy très électrique. Bill a un peu tendance à en remettre avec ses cordes, mais ses interventions passent plutôt bien, grâce à la solidité de la section rythmique constituée de Johnny B. Gayden et de Rob Curtis. "I can't see the light of day" est une remarquable ballade où la mandoline acoustique de Vivino se mêle à l'électricité. Et la mélodie me rappelle étrangement le "Purple Rain d'un certain Prince. "Born in New York" est un funky blues et "Thinkin' of you", un slow blues classique largement amplifié. "G & L Jump" est un instrumental bien rapide, inspiré par Mr Telecaster, Albert Collins. Rockin' blues furieux, "Heaven in a pontiac" nous entraîne, par la route, jusqu'au paradis. Le pied ! Lors de la finale, l'amplification a été coupée. Seul avec sa guitare, qu'il gratte toujours aussi furieusement, Bill se réserve alors "Cheatin' blues". Un bon album!

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