Si on ne tient pas compte du mini elpee " Messenger in the camp ", " Surviving the quiet " constitue le premier véritable album de ce quatuor londonien. Un opus dont l'édition limitée est enrichi d’un deuxième cd quatre titres.
Naviguant quelque part entre lo fi (Pavement, Sebadoh), noisy pop (My Bloody Valentine, Sonic Youth) et noisecore (Pixies), Seafood diffuse une pop mélodique, contagieuse, parsemée d'éruptions d'électricité caustiques, métalliques, voire même frénétiques. Et pourtant, parfois la musique semble baigner au sein d'un climat plus paisible, plus atmosphérique. Mais le plus souvent, c'est pour mieux libérer l'intensité des cordes jumelées produite par les deux guitares. Ce qui ne veut pas dire que leurs chansons manquent de nuances. Que du contraire. L'opus réserve d'ailleurs la place à l'une ou l'autre composition plus countryfiante, enrichie d'une pedal steel guitar. Ou même à un intimisme rafraîchissant. A l'instar de " Beware design ". Chantée par la drummeuse Caroline Banks, cette mélopée puérile est ainsi subtilement soulignée par un violoncelle. Bref, un album déchirant, déchiré entre punch et douceur, dont la sensibilité est accentuée par le timbre vocal plaintif, aride, de David Line. Superbe !

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