Ce jeune chanteur/guitariste anglais avait enregistré son 1er album en 1994. Intitulé "Touch of your love", il était paru sur Red Lightnin. Pour enregistrer ce nouvel opus, Todd s'est entouré de toute une série d'invités notoires.
L'adaptation du "I can't stop it" de Joe Liggins est un pur boogie woogie. Une ouverture caractérisée par une brillante intervention du pianiste Paddy Milner. Keith Dunn chante sur 7 titres. Un Américain, de Rhode Island très exactement, qui joua naguère chez Roomful of Blues. "Losin' this woman" bénéficie du concours d'une des meilleurs voix du blues anglais. Celle d'Earl Green, pour ne rien vous cacher. Un vocaliste qui sévit aujourd'hui au sein des Kingsnakes de Paul Lamb. "Ordinary fool" est un blues savoureux, inspiré par Guitar Slim. Brillant aux cordes, Todd libère un solo tout en sensibilité face à Eugene "Hideaway" Bridges, préposé au chant. Shuffle très entraînant, "Bird on a wire" est nourri par la présence de deux harmonicistes. On y reconnaît distinctement Paul Lamb. Il ponctue chaque phrase de petites notes qui font mouche à chaque fois. Quant au solo, il est l'œuvre du chanteur, Keith Dunn. Leo Sayer chante le R&B largement cuivré, "I think I'm blind". "Heart and soul" est un long blues lent traversé par le solo dramatique attendu. "Willow" est une plage instrumentale hantée par l'ombre de Carlos Santana. L'ambiance feutrée, latino américaine est omniprésente. Chanté par Earl Green sur un rythme soutenu, "Doghouse" atteint un autre sommet au cours duquel Todd engage un duel de cordes avec Snowy White et la slide de Mick Taylor. Hormis l'ouverture et "Look watcha done" de Magic Sam (NDR : une de ses références), Todd a composé l'intégralité de l'album. Paul Lamb démontre à nouveau toute l'étendue naturelle de son talent, lorsqu'il imprime avec force le rythme sur son harmonica. Il le démontre sur "Ball". L'album s'achève par une ballade douce et mélodique que Sharpville chante en personne. J'ai été agréablement surpris par cet opus. Un disque habillé ( !?!?) d'une superbe pochette. Faut dite que Jane, Amber et Charlotte ne manquent ni de charme, ni de sensualité…

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