Ce n'est pas demain la veille que Belle and Sebastian se retrouvera à l'affiche d'un festival hardcore. Non, trop gentil, il n'a pas sa place dans un tel événement. Ni pour participer à un festival, d'ailleurs. Tout au plus dans une salle ronde bruxelloise. Non, il faut écouter Belle and Sebastian assis confortablement (donc il ne faut pas aller les voir en concert). Prêt à s'assoupir en se laissant bercer par de doux rêves où peuvent nous emmener ces 11 comptines. Pourquoi Belle and Sebastian ferait-il une musique différente de celle qu'il nous propose depuis maintenant 4 albums ? Je vous le demande. Non, le groupe a sa patte, reconnaissable entre toutes ; et ce n'est pas ce nouvel opus qui changera les choses. Le style musical au sein duquel il évolue le confine dans un monde enfantin, candide, loin des tracas de la vie. Leurs âmes vivent dans la montagne, accompagnées d'un gros chien blanc et courent au travers de hautes herbes bien vertes. Tout au plus ils ont appris que John Lennon était mort et ont écouté l'intégrale de l'ex-Beatles. Ainsi qu'Elton John pour le piano (pas pour les costumes, quoique…). Mais le groupe a besoin de se recycler. La tentation du plagiat et une volonté de ne pas se répéter sont grandes. L'ennui c'est qu'il semblerait que ces motivations aient été les seules. Résultat des courses, en tentant de s'éloigner de ces précédentes compositions, la formation de Glasgow s'en rapproche dangereusement. Le prochain épisode nous dira de quel bois se chauffe réellement, Belle and Sebastian…

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