C'était en 1966 ou en 1967. Je ne me souviens plus exactement. Je venais de découvrir les Beatles. Grâce à un copain du foot. Et puis de fil en aiguille, je me suis intéressé à un tas d'autres groupes pop et rock. En écoutant la radio. La BBC. Son ‘Top of the pops’. Sans oublier les radios pirates. Etait-ce une mode ou un coup de foudre ? Je n'en sais strictement rien. Une chose est sûre, c'est que cette musique me faisait vibrer. Faut dire que la variété francophile de l'époque était plus que pénible, pour ne pas dire atroce. Et l'image qu'elle véhiculait particulièrement terne. J'ai donc commencé à me laisser pousser les tifs. Ce qui n'a guère plu à mon paternel. Et encore moins à mes profs. Tous sur la même longueur d'onde : coiffure négligée et musique de sauvage ne faisaient pas bon ménage ! Plus (!) philosophe, un cousin réduisait mon comportement à une crise d'adolescence. Fallait bien que jeunesse se passe. D'ailleurs ces orchestres limités à trois guitares à une batterie disparaîtraient aussi rapidement qu'ils n'étaient apparus...
Plus de trente années plus tard, ces échos réverbèrent encore dans ma tête. Heureusement que le ridicule ne tue pas ! D'abord, nonobstant ses cycles plus ou moins revivalistes, cette sub culture a beaucoup évolué. Et est toujours d'actualité. Depuis quelques années, c'est la sensibilité sixties qui est revenue au goût du jour. Pas pour rien que les Beatles soient toujours à la page ! EMI l'a bien compris. En sortant régulièrement des compiles consacrées à ces Fab Four. Et puis en remettant le couvert, dès que l'actualité méritait que le grand public s'y intéresse. Alors, lorsque Paul, George et Ringo ont décidé de sortir un bouquin sur l'histoire des Beatles, sur leur histoire (The Beatles Anthologie), leur label a embrayé en gravant une nouvelle compile. Qui réunit en 79 minutes, 27 numéros un du quatuor, décrochés entre mai 63 et juillet 65 en Angleterre et entre février 64 et juin 70 aux States. Enfin, plus ou moins. Si vous vous êtes déjà procuré le double rouge ou le double bleu, ce disque ne me semble pas indispensable. Dans le cas contraire, vous ne pouvez passer à côté du best of des best of des quatre de Liverpool…

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