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Mystery white boy

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Le 29 mai 1997, Jeff Buckley se noyait accidentellement dans le Mississipi. Une perte considérable pour le rock ‘n’ roll lorsqu'on sait qu'il avait à peine 30 ans et que le les portes du succès venaient à peine de s'entrouvrir. Mais un drame mis à profit par les paparazzi nécrophages, dont la plupart connaissaient à peine l'existence de cet artiste et encore moins l'étendue de son talent. Comme quoi l'histoire est un éternel recommencement. Pensez à Jim Morrison, Jimi Hendrix, Janis Joplin, et la liste est loin d'être exhaustive. Maintenant, il ne faut pas pour autant verser dans la sinistrose. D'ailleurs, le plus bel hommage qu'on pourrait lui rendre, serait sans doute de s'intéresser à sa musique. Et, éventuellement de succomber sous le poids de son potentiel créatif. A travers ses albums studio, bien sûr, mais également ses deux œuvres posthumes. Soit " Sketches (for my sweetheart the drunk) " et " Mystery white boy ". Deux doubles albums. Dont le dernier est exclusivement constitué de prises ‘live’. Immortalisées lors de sa tournée mondiale accomplie entre 95 et 96. Jeff Buckley était avant tout un chanteur exceptionnel. L'amplitude de son falsetto lui permettait des excursions vocales tantôt gémissantes, sinueuses, intuitives, frénétiques ou frémissantes, mais surtout bouleversantes, capables de dessiner des spirales à travers chaque intonation et chaque octave. En outre, il était parvenu à s'entourer d'un excellent backing group. Et on peut s'en rendre compte tout au long de ce " Mystery white boy ", riche en improvisation et exercices de style hautement dramatiques. Un choix particulièrement judicieux opéré par la mère de Tim et ses anciens musiciens. On y retrouve ainsi des inédits tels que " I woke up in a strange place ", " Etenal life " et " Moodswing whiskey ". Une cover particulièrement décapante du " Kangaroo " de Big Star, digne du King Crimson circa " Lak's tongue in aspic ". L'inévitable " Hallelujah " de Cohen, panaché de " I know it's over des Smiths, ainsi que ses inévitables standards, " So real ", " Dream brother ", " Last goodbye ", " Grace ", parmi les plus incendiaires. Une électricité qui se dilue dans une sorte de brume chatoyante, mélancolique sur des fragments tels " That's all I ask " ou " Lover, you should've come over ". Un testament !

 

Informations supplémentaires

  • Band Name: Jeff Buckley
  • Genre: Pop/Rock
  • Label Prod: ()
  • Date: 2000-12-31
  • Rating: 0
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