Filtrer la trip hop à travers la noisy pop, c'est le challenge qu'était parvenu à réaliser Bowery Electric sur ses deux premiers albums. A l'instar d'un Portishead qui aurait été revisité successivement par Labradford et My Bloody Valentine. " Lushlife " a presque définitivement tourné la page de l'instrumentation basique traditionnelle pour embrasser une musique atmosphérique, technologique, partagée entre samples, scratches, boîtes à rythmes, programmateurs, arrangements en tout genres et autres bidouillages. Seul Lawrence Chandler, l'ancien protégé de La Monte Young, continue de dispenser ses accords de guitare chatoyants ou ses accès de basse dub. Une œuvre qui nous précipite dans un univers sonore visionnaire, glacial, à l'intensité étrangement narcotique, au sein duquel la voix douce et sensuelle de Matha Schwendener flotte sur les grooves hypnotiques...

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