La terre fissurée de Daffo

À seulement 20 ans, Daffo, artiste indie-rock basée à Brooklyn, transforme le tumulte intérieur en chansons brutes et poétiques, d’une étrange beauté. Entre l’énergie DIY et des arrangements délicats, sa musique oscille entre fragilité et intensité. Révélée…

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The Boogie House tapes

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Sacré Walter. Notre Dr Boogie mériterait bien qu’on lui érige une statue dans le jardin de Canned Heat, tant le boogie band de L.A. tient à Overijse, son fan le plus loyal. C'est une certitude ! Voilà donc Walter, associé de circonstance au boss du Heat, Fito de la Parra. Les deux hommes ont partagé leur passion et leurs archives pour nous préparer ce superbe double album de boogie music, enregistré en public. Vous pourrez vous rincer les oreilles avec pas moins de 29 titres, mis en boîte live entre 1967 et 76. La qualité sonore n'est pas toujours au rendez-vous, mais cette situation s'explique par la présence de véritables documents. Dont certains nous présentent le Heat avec Alan ‘Blind Owl’ Wilson.

Si la plupart des 19 titres sont assez courts sur le premier disque, le début bénéficie paradoxalement d'une excellente qualité sonore. Tant l'ouverture "Reefer blues", qui retrace un épisode du grand Heat de l'été 1970, "House of blue light", que l'interprétation magique aux antipodes, dont a bénéficié, en 1976, la cover de Sam Myers, "Sleepin' in the ground", sont marqués par la voix incomparable de Bob "The Bear" Hite et allumés par la guitare déjantée de Harvey Mandel. Blues lent de bonne facture millésimé 1973, "Good Bye for now" est curieusement partagé entre l'orgue d'Ed Beyer et les guitares de Sunflower Vestine ainsi que de James Shame. A l'occasion d'un radioshow accordé en 72, l'harmoniciste Magic Dick du J Geils Band renforçait le Heat sur "Chicago bound". Le son des sessions qui mettent en scène Alan Wilson n'est pas indiscutable ; mais il n'y a pas de quoi faire la fine bouche face à de véritables documents tels que "On the road again" cuvée 69, "Human condition", "London blues" ou "Future blues" circa 70. Ce premier morceau de plastique s'achève par des canons du Heat. En l'occurrence, "Long way from L.A", "Going up the country" (sans Alan) et "Let's work together".

Le deuxième disque libère 10 titres, pour la plupart assez longs, caractérisés par la présence quasi permanente d'Alan Wilson. Il y apparaît ainsi à sept reprises ! Le prix de l'émotion revient à la prestation d'Alan sur " Pulling hair blues ", une prestation immortalisée lors du Texas International Pop Festival, en août 69, quelques jours après Woodstock! La basse de Larry Taylor est géniale! Tout comme le jeu de guitare de Sunflower Vestine sur "You know I love you", en 67. Et puis, bien sûr, un album live du Heat ne serait pas complet sans laisser échapper l'un ou l'autre boogie brûlant. L'opus n'échappe pas à la règle. La section rythmique trace la route à "I love my baby", sur laquelle Vestine peut s'épancher à souhait. Et c'est reparti avec "Shaken boogie", sur lequel Joel Scott-Hill donne le tempo. Cette formidable collection se referme trop vite, comme le dit si bien The Bear, "Tu vas trop vite"…

 

Informations supplémentaires

  • Band Name: Canned Heat
  • Genre: Blues/Roots
  • Label Prod: Ruf / Munich
  • Date: 2000-12-31
  • Rating: 0
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