" Butt naked free " constitue déjà le quatrième album de Guy Davis, pour le label Red House. Guy est un songwriter, un roots singer responsable d'une musique de racines au son bien consistant, riche même, qui emprunte et mêle diverses cultures telles que folk, blues et chanson.
On peut ainsi déjà clairement distinguer son style, dès la première plage, "Waitin' on the cards to fall". Il s'affiche très blues lorsqu'il aborde "Writing paper blues" de Blind Willie McTell. La voix est grave, bien posée, les guitares sereines et l'orgue hammond de T-Bone Wolke se réjouit. Le moment est alors venu pour Guy de souffler dans son harmonica. Une bonne mélodie à la clé, "Sometimes I wish" campe un blues plus relax et complaisant, bénéficiant, en outre, du concours de la basse discrète de Mark Murphy. Quand on aborde la musique des racines, l'accordéon est souvent présent. Le piano à bretelles, ici joyeux, emporte les autres instruments sur "Never met woman treats me like you do". Levon Helm, du Band, est à la batterie et à la mandoline. T-Bone Wolke lui, c'est le multi-instrumentiste de la bande. Il passe allègrement de l'accordéon à la basse, ou de à l'orgue à la mandoline. Comme sur "Rambling ways". La finale, "Raining in my soul", dégage une grande tristesse et une sensibilité à couper le souffle.

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