Danny est sans aucun doute l’un des leaders du blues rock anglais. Son Redeyeband est au sommet de sa popularité, alignant plus de 150 concerts sur l’année. Il est encore bien jeune, puisqu’il vient seulement de fêter ses 31 balais. Son expérience, il l’a forgée au fil du temps. Il confesse avoir été inspiré par Eric Clapton et Walter Trout ; mais avoue volontiers que le légendaire BB King tient aussi sa place! Ses débuts datent de 1998. Et c’est son père, Ken Bryant, qui se charge de la basse depuis cette époque. Danny compose la majorité de son répertoire, et comme il est prolifique, il compte déjà une belle brochette d’albums à son actif. Il avait déjà publié un “Live”, en 2007. Il remet donc une fois encore le couvert en gravant ce “Night life” immortalisé à Rosmalen, aux Pays-Bas.
Il est à peine monté sur les planches, que ses cordes libèrent un flot de notes incandescentes. L’intensité est dramatique. La voix puissante du jeune homme colle bien à ce rockin’ blues largement amplifié. Lorsqu’il attaque “Tell me”, tout le public est déjà derrière lui. Il torture les sonorités de sa gratte en usant et abusant de ses pédales de distorsion. Mais manifestement, il est au sommet de son art sur les plages imprimées sur un tempo lent. A ce moment là, il peut communiquer tout son ressenti, toute sa souffrance, en conjuguant sa voix menaçante et ses cordes maîtrisées à la perfection. Et il le démontre tout au long de “Just as I am”, le titre maître de son dernier opus studio, paru en 2010. Une recette qu’il applique à “Love of angels” ainsi qu’au final aussi bouleversant que dépouillé “Always with me”. On ne peut pas dire que Danny fasse dans la dentelle. Sa musique est puissante et directe. Pas étonnant qu’il ait beaucoup écouté Walter Trout. Un exemple ? “Heartbreaker”, qui déclenche une véritable tornade. Son talent d’écriture étant limité par son style, Danny s’autorise plusieurs reprises, toutes bien saignantes : le “Master of disaster” de John Hiatt, le “My baby’s a superstar” de Buddy Guy et une bonne version mais sans surprise du “Knockin’ on heaven’s door” de Bob Dylan.

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