Depuis plus de vingt ans The Renderers végètent dans l’anonymat et cet album, au titre tristement anticipatoire, ne sera jamais qu’une pierre de plus dans le jardin de l’oubli.
Les premiers titres ne sont pas rappeler l’approche de Sealight voire de Heligoland, d’autres résidents de la Nouvelle Zélande, le bruit suppléant ici les nappes vaporeuses.
Des sonorités et une voix qui renvoient à certains groupes oubliés du label 4AD (Tarnation en tête) et des ambiances oniriques (« Hypnotised », en final somnambule) font de cet album un honnête essai mais sans réel trait de génie.
Une de ces plaques sans autre ambition que de permettre à ses auteurs de partager leur vision de l’univers. Ce qui du reste n’est déjà pas si mal.