On peut affirmer qu’en publiant « Beware and be Grateful », Maps and Atlases vient d’enterrer définitivement son étiquette math-rock. Faut dire qu’il y a un bon moment qu’elle ne collait plus à leur peau. D’ailleurs, assurer les premières parties de Russian Circles, leur voisin chicagolais, n’est aujourd’hui plus imaginable. Bien de l’eau a coulé sous les ponts, depuis leurs débuts, c’est-à-dire lorsque le groupe était comparé à Hella ou Don Caballero.
Le nouvel opus illustre parfaitement le changement d’orientation de la formation yankee. Elle y brasse une multitude d’influences, en revisitant la quintessence de l’indie-rock rencontrée au cours des cinq dernières années.
« Old and Gray » ouvre la plaque. Une voix aérienne est rapidement soutenue par des chœurs. Une basse ronflante entre timidement dans l’ensemble, avant de s’imposer. Sur « Fever », le début est tout aussi réservé, avant d’amorcer un crescendo qui déboule à la manière de Menomena. « Remote and dark Years » n’est pas vraiment sombre, mais plutôt sculpté dans un pop/rock suave. Et entraînant, « Vampires » se révèle davantage rock. Curieuse coïncidence, car en fin de parcours, plusieurs plages (« Be Three Years Old », « Bugs ») s’aventurent dans l’univers de Vampire Weekend. Les percussions sont exotiques et les guitares allègres. De quoi conclure l’œuvre dans un climat de bonne humeur.
Bref, si le quatuor a décidé de prendre un virage à 180° dans sa musique, il n’a rien perdu de son efficacité. Mieux encore, ses mélodies sont contagieuses et excitantes. De quoi satisfaire tout mélomane, branché sur ce style musical…
Maps and Atlases se produira en concert ce dimanche 22 avril au Botanique. Et c’est le combo tournaisien Perils of Penelope qui assurera la première partie.

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