Tout comme lors de l'enregistrement de son précédent album, Eels a reçu le concours de Peter Buck (REM) et de Grant Lee (de Buffalo). De Butch également, le très inventif drummer du groupe. Mais si " Electro shock blues " correspondait à une méditation intimiste et poignante de son leader E, suite au suicide de sa sœur et la disparition de sa mère, décédée d'un cancer, " Daisies of the galaxy " veut embrasser la vie après la tragédie. Bien sûr, on y ressent encore une profonde mélancolie, stigmate de l'épisode douloureux qu'il a traversé à la fin des nineties. Mais, il épanche ce flux d'émotion avec humilité, quiétude et surtout une bonne dose d'humour. Qui se manifeste dès l'intro dans une sorte de parodie de marche funèbre, abordée dans un style bien New Orleans. Tout au long de cette œuvre, E se révèle aussi habile que talentueux, dans ses mélanges de styles, cependant opérés sur un seul dénominateur commun : la pop mélodique. Enrichie d'arrangements particulièrement soignés ou de petits effets sonores du plus bel effet. Bref, un chouette album qui nous promène dans un univers fait d'assemblages aussi insaisissables que cotonneux, au sein duquel la voix chaude et légèrement nasillante d'E baigne dans l'ensemble, sans jamais s'y noyer...

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